Comment rebondir sur la pression environnementale pour créer de la valeur ?

Le développement durable fait dorénavant partie du décor mais comment l’intégrer au sein de votre entreprise ? Même les dirigeants les plus sceptiques doivent considérer cette question.
Auriverde décrypte la méthode pour rapidement faire face à la pression règlementaire et à la demande des clients. Tout en s’appuyant sur cette opportunité pour trouver des relais de croissance.

Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’un de vos clients vous questionne sur les sujets environnementaux. Combien sont ceux qui vous envoient un questionnaire « développement durable » avec un volet de plus en plus long sur l’environnement ? Ce n’est un secret pour personne : tout le monde s’y met !

C’est donc tout naturellement que de plus en plus d’entreprises réalisent leur bilan carbone. Comment cela fonctionne-t-il ? Comment peut-on l’utiliser comme un vrai levier commercial ? Comment faire de l’environnement un avantage concurrentiel durable ?

1. Utiliser le bilan carbone comme un outil de diagnostic

En premier lieu, il faut être pragmatique : il est difficile d’amener les entreprises à réfléchir au développement durable sans  leur démontrer l’intérêt économique de la démarche. L’objectif est donc d’aider les entreprises à combiner à la fois développement durable et performance économique. Ce que le cabinet Auriverde a réussi à mettre en œuvre avec sa méthodologie « Green & Gold ».

Pour beaucoup de chefs d’entreprise, le bilan carbone se résume à une photo des émissions de gaz à effet de serre de leur entreprise. Pour Auriverde, c’est un angle d’attaque supplémentaire pour évaluer la performance de l’entreprise et aller chercher de la croissance.

Le bilan carbone ne vaut donc que s’il est confronté à la vision d’une entreprise et de ses objectifs, il doit être mis en regard des indicateurs habituels de pilotage des managers.

2. Accompagner la mise en œuvre des recommandations

A l’issue de cette période de diagnostic de 2 à 3 mois, l’objectif est de définir les leviers pertinents d’amélioration et de construire le plan de déploiement. Il s’agit de hiérarchiser les véritables enjeux et leurs impacts sur l’activité de l’entreprise. « Sur, le bilan carbone d’une entreprise, PME dans l’agroalimentaire, le lait apparaissait comme sa principale source d’émission de gaz à effet de serre quand lui pensait avant tout à la consommation de ses usines et à sa logistique, commente François André, directeur associé. Cette PME mettait en œuvre une série d’initiatives pour réduire ses consommations d’énergies : par exemple, la récupération de la chaleur dégagée par les compresseurs des équipements de froid pour chauffer de l’eau, ou encore l’ajustement des puissances des compresseurs en fonction des besoins dans l’usine. Mais, tout cela ne contribuait qu’à réduire le poste d’énergie qui ne représentait pas plus de 10% du total des émissions en gaz à effet de serre. Avec l’aide d’Auriverde, le bilan carbone  a servi à canaliser les efforts et force à se poser les bonnes questions.»

C’est ainsi que nous sommes remontés à la source des facteurs d’émission du lait, à savoir au niveau des exploitations agricoles. L’enjeu étant de les aider à évoluer vers un modèle d’exploitation plus vertueux. Les principaux postes d’émission d’une exploitation sont : la gestion des sols, les émissions liés à la fermentation entérique des bovins et la gestion de leurs déjections. Les leviers d’actions concrètes consistent donc à :

1/ mieux gérer les engrais et leur épandage avec une réutilisation du fumier,

2/ ajuster l’alimentation des bovins, typiquement une vache qui mange des graminées et de l’herbe pâturée émet moins de méthane que celle nourrie exclusivement au maïs,

3/ valoriser les déjections en  produisant du biogaz. Évidemment, chaque action est ajustée au besoin de chaque type d’exploitation pour une mise en pratique à moindre coût. Les résultats attendus atteignent une réduction d’au moins 30% des émissions de GES liés à la production du lait, voire 50% pour les exploitations les plus avancées.

L’accompagnement de cette mise en œuvre dure entre 4 à 12 mois selon les entreprises. Les consultants sont « sur le terrain, nous sommes avant tout un cabinet de conseil opérationnel, c’est-à-dire que nous travaillons chez notre client», affirme François André.

3. Communiquer pour convaincre, communiquer pour concrétiser

Auriverde revendique sa position : ni militant, ni scientifique, les consultants restent avant tout pragmatiques face aux problématiques de leurs clients. On ne propose que des solutions réalistes, ambitieuses certes mais faisables. Il faut être factuel et orienté résultat, de cette façon, le client adhère mieux aux conclusions et recommandations et s’il y a débat, « c’est que les hypothèses ne sont pas claires » rappelle François André. Et une fois les résultats obtenus, il est vital pour l’entreprise de  communiquer à ses salariés, à ses pairs, au marché… Il faut bien être convaincu pour être convaincant…